Les textes de Kimi.

14 avril 2010

Prévention.

Fermez cette page, hâtez vous tant qu'il est encore tant. Ne lisez plus un mot, plus un. M'entendez vous?

 

Qu'attendez vous? C'est n'est tout de même pas la mer à boire. :o Vous avez juste a cliquer sur la petite croix blanc sur fond rouge en haut à droit de votre écran. C'est pour votre bien croyez moi.


Toujours la? Eh bien, allez jeter en coup d'oeil sur les articles qui précèderont celui-ci. Si l'envie vous en prend, laissez quelques commentaires. Cela me fera toujours plaisir.

 

Kimi.

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Execution.

Je fus une rencontre.


J'ai du tomber au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise personne...


Je parcourais le Parc, histoire de me réchauffer.


Je ne sentait plus mes jambes, ni mes mains, qui étaient congelées par le froid rude de cet hiver d'une année comme une autre, une année vide.


Je regardais droit devant moi, quand soudain, une forme noire, encapuchonnée, munie d'une faux se dressa devant moi.


Son visage était froid, sombre, inexpressif. 


Mon corps se figea, je n'entendis plus le bruit des pots d'échappements des voitures avoisinant le Parc.


Seulement le cri des oiseaux et le vent glacial qui percutait mon visage de plein fouet.


Cette forme s'avance vers moi, lentement, toujours sa faux a la main.


Je compris que mon heure était proche.


A quoi bon résister ? 


Il faudra bien mourir à un moment ou à un autre. C'est dans la logique des choses.


Je regardais cette forme, si grande, si sombre. Je ne pus voir le visage de mon agresseur. 


J'ai juste entendu un bruit morbide, glauque, sortir de je ne sait ou...


Soudain, une douleur me traversa de tout mon être.


Je pus voir quelque chose de rouge dégouliner de mon torse, mes mains étaient rouges, rouge vif.


Je tombais à terre, en voyant cette forme, toujours aussi inexpressive.


Je pus voir le sang s'étendre sur la neige. Ma vision commença à se brouiller. 


Mon âme pourrait enfin rejoindre le Paradis. Ce monde qui est sur des nuages avec comme entrée, un grand Portail avec l'écriteau Welcome. 


Je vais commencer ma nouvelle vie.


Les oiseaux pourront squatter ma dépouille à présent.


Je ne sais pas si je ferais la une du journal demain...

 

Sans Nom

Mort le 31 Décembre

Rest In Peace

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15 avril 2010

Rédemption.

Temps gris, sombre, inquiétant.

Des rochers abrupts couleur ardoise seront le point de non retour.

Je me tient droit, comme figé par la glace.

Le souffle du vent me caresse les oreilles, déclenchant en moi une sensation que je ne saurait expliquer.

Dans un instant je vais sauter.

Je refais un petit tour d'horizon de ma vie.

Pourquoi en suis-je arrivé la ?

je n'en sait rien et je ne veux pas savoir pourquoi.

Je ferme les yeux et compte lentement.


1

2

3

Saute, maintenant.

4

J'hésite, j'ai l'impression que les rochers m'appellent.

5

Je suis en proie au doute. Dois-je sauter ?

6

7

8

Suffit de ne pas regarder en bas.

9

Tout va bien se passer.

10


Je saute. Et merde... mauvaise pioche.

J'aurais bien voulu voler comme un oiseau, battre de mes propres ailes.

Une descente interminable.

Je me laisse tomber, j'attends.

la violence du choc m'ouvre le crâne, laissant entrevoir ma cervelle blanchâtre.

Les corbeaux se précipitent sur les rochers souillés de mon propre sang.

Servez vous ♪

Je m'endors. Je ne me réveillerait plus.

Un sommeil sans fin, infini m'attend...

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22 avril 2010

Dissolution.

Je suis dans un couloir plongé dans l'obscurité, une lumière blanche attire mon attention.

Mon corps est translucide et il flotte dans les airs. Un signe?

J'avance encore, encore & encore et je regarde derrière moi.

J'aperçois un corps, le mien assurément.

Je appuyer sur le bouton de retour arrière...

Mon enveloppe charnelle se dirige toujours vers cette porte.

Je crie et prie pour que tout le monde puisse m'entendre, sans succès apparement... Pas la moindre réaction.

La porte s'ouvre, laissant place a un trou noir. Happé je suis.

Je me raccroche a la poignée de cette foutue porte en essayant d'échapper à mon funeste destin.

Mon enveloppe commence à se dissoudre, je vais finir par y passer.

Dans quelques secondes, tout sera terminé pour moi.

Qu'ai-je fait pour mériter cela? Pas de réponse envisageable.

Je la tiens toujours, cette poignée... Mais a quoi bon? J'vais perdre...

Réveille toi, réveille toi...

Le trou noir progresse, jusqu'à atteindre mon visage puis mes doigts.

Une longue descente commence, sans fin probablement.

Je redeviens poussière.

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23 avril 2010

Rencontre.

Je noublierai jamais ce regard, celui d’une personne n’ayant plus rien d’humain. Un regard narcissique, cru et sans émotion. Je l’ai vu, un jour d’automne dans le parc municipal. Elle avait les yeux cernés par la fatigue, des cheveux couverts de pellicules et graisseux ainsi que des mains abîmées, par le travail probablement. Cette dame, d’une trentaine d’années environ, contemplait  les feuilles d’un chêne, qui avaient changées de couleurs, l’automne venu.

 

Elle semblait obtenir du réconfort, de la satisfaction en regardant ces feuilles, qui se balançaient au gré du vent. Intrigué, je m’approchais afin de pouvoir en savoir plus. Elle ne semblait pas avoir détecter ma présence. Elle se focalisait uniquement sur cet arbre. Un arbre parmi tant d’autres pourtant. Des mots sortaient de sa bouche. Je n’en pus distinguer que quelques uns.

 

-         « Pourquoi… moi… chair » disait-elle d’une petite voix.

-         - Madame ? ai-je lancé.

 

Elle se tourna vers moi.

 

Ses yeux étaient  noirs comme celui d’un corbeau. Des yeux qui vous foudroient du regard et qui vous fige tels ceux d’une gorgonne. Elle plaça son index contre sa bouche en forme de rond. Puis elle se retourna face à l’arbre. Je me suis tut un instant, puis j’ai finalement sorti :

 

-         Besoin d’aide ?

 

(Quel con, mais quel con. Triple buse, ça se voit qu’elle en a besoin. Et pas qu’un peu…)

 

Elle se retourna, puis resta immobile, face à moi. Des bourrasques de vent faisaient leurs apparitions. Une larme apparut sur son visage rempli de cernes , puis elle se retourna et s’en alla sans dire un mot. Le lendemain, j’ai ententu à la radio q’une femme avait mit fin à ses jours. Elle avait été retrouvée, sans vie, à cinq heures du matin dans sa chambre, une corde autour du cou. J’eus un pincement au cœur suivi d’une terrible migraine.

 

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24 avril 2010

Game Over - Chapitre premier : Premier contact.

Un couloir plongé dans l’obscurité était le point de départ du jeu « BloodyNights », le nouveau survival horror à la mode. Etienne, 16 ans, avait sauté dessus dès sa sortie. Il avait des cheveux châtains, gras, couverts de pellicules et savamment désordonnés. Des yeux verts, portant un t-shirt puant la transpiration, ainsi qu’un jean troué. Cerise sur le gâteau, l’acné trouvait refuge sur son visage. Son look lui importait peu, ce qui comptait le plus pour lui, c’était de resté cloîtré devant sa télé explosant la tronche de zombies assoiffés de sang et de chair fraiche. Etant dans une bulle, il ne sortait pas, et n’avait, par conséquent, aucun ami. Au grand dam de ses parents, ayant rendus les armes face au comportement de leur fils. Enfin, Etienne avait quand même des amis, virtuels, en qui il leur faisait absolument confiance. Sa meilleure amie était une fille de 17 ans dont il était follement amoureux.

 

La jaquette de la nouvelle acquisition d’Etienne était rouge, teintée de blanc et de noir avec le titre en gros caractères noirs en bas. Deux yeux faisaient office d’image, dissimulés derrière un buisson, plongé dans l’obscurité la plus totale. Le sigle 18+ était visible. Le joueur incarnait Peter Cromwell, un agent de la CIA, qui devait enquêter sur des évènements paranormaux survenus dans une petite bourgade de Louisiane. Les critiques des professionnels étaient édifiantes : « 19/20 - GameWorld » ou encore « Une réussite sur tous les points – BornToPlay ». Etienne ouvrit la jaquette et inséra le disque dans la fente de sa console. Un avertissement juste avant le lancement du jeu était affiché.

 

-         Rien à battre, fit Etienne.

 

Il arriva sur le menu principal du jeu. Les différents choix étaient de couleur rouge sang, annonçant directement l’ambiance du titre. Tout cela sur une musique sombre et une ville pour le moins inquiétante, à première vue.

 

NOUVEAU JEU

CONTINUER

OPTIONS

 

Etienne lança une nouvelle partie, bouillonnant d’excitation. Soudain, un voix rauque marmonna :

 

« Choisis ton niveau de difficulté, mortel ! »

 

Ø      Tapette : Mode destiné aux joueurs débutants, sans aucune grande difficulté.

Ø      Aguerri : Mode destiné aux joueurs plus expérimentés, avec un peu de challenge.

Ø      Suicidaire : Mode destiné pour les meilleurs d’entre vous.

Ø       ???

 

-         Pas m’prendre pour un con, lança Etienne.

 

Il sélectionna aguerri, puis alla fermer les volets de sa chambre pour profiter pleinement de l’expérience vidéoludique. Casque sur les oreilles, manette dans les mains, coca sur sa gauche, gâteaux sur la droite et son cul sur son coussin : il était fin prêt. L’introduction commença, un faisceau de lumière rouge balayant l’écran, dévoilant, une à une, les lettres gravées dans la roche qui composaient le titre du jeu. Une voix féminine commença à parler :

 

« Nous sommes en l’an 2142. Un virus transmis par une équipe de recherche explorant une planète en orbite autour de la Terre, décima toute la population. Un groupe de personnes surviva à cette épidémie sans précédent. Peter Cromwell enquête. Attention si vous…

 

-         Si vous quoi ? s’étonna Etienne.

 

Un flash éclaira le mur révélant l’intégralité du titre.

 

BLOODYNIGHTS

 

Un cri strident retentit, la caméra changa de sens et Etienne découvrit en sursaut le corps inanimé d’une jeune femme d’une vingtaine d’années. Une créature lui ouvrit le ventre et regarda fixement l’objectif. L’image disparut comme lorsque l’on éteint notre TV, point blanc.

 

Director

Kinji Fukasa

Visual Effects

Ryo Yakamura

Sounds Effects

Kinji Takiya

 

-“Nadia, je me rends à la planque des survivants” lança Peter

- « Très bien. Mais restez en un seul morceau ok ? » rétorqua Nadia, la peur au ventre.

 

Le joueur devait tout d’abord traverser un couloir obscur. Rien de plus simple. Etienne commença son périple. Les graphismes étaient éblouissants, les fissures sur les murs étaient impressionnantes de réalisme et l’ambiance était au poil. Etienne avança, avec prudence. Il aperçu une flaque d’eau avec quelque chose qui flottait à la surface. Il s’avança et une cinématique commença. Etienne prenait une gorgée de coca et un gâteau durant que Peter observait cette flaque. Soudain, Peter aperçu, par l’intermédiaire de celle-ci, qu’une paire d’yeux le fixait. Une créature surgit soudain.

 

-         Putain ! s’exclama Etienne avec étonnement.

 

La caméra se retourna en direction de la première crétautre de BloodyNights. Elle était hideuse, contraire à la nature. Sa langue pendait laissant des filets de bave atteindre le sol crasseux. Son corps était immonde, difforme. La caméra fit un bond et se retourna dans sa position initiale, en direction de la porte située à l’extrémité du couloir. Un action contextuelle s’enclencha :

X O X O

 

La caméra ne cessait de bouger, jetant un coup d’œil en arrière. La créature gémissait et se dirigeait vers lui. Etienne continuait son chemin, quand soudain, des bruits de pas se dirigaient vers la porte d’Etienne…

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16 mai 2010

Game Over - Second Chapitre : Phénomène

 

Etienne appuya rapidement sur le bouton Start, afin de mettre le jeu en pause. Impossible. Les bruits de pas s’intensifiaient. Que faire ? Etienne continua sa partie. La porte s’ouvrit brusquement. Etienne se figea et regarda en direction de celle-ci, oubliant momentanément sa partie.

 

- A table Etienne chéri, lança sa mère.

 

Etienne poussa un soupir de soulagement.

 

- Tout de suite M’man, lui répondit son fils.

 

Durant ce laps de temps, Peter Cromwell s’était fait déchiqueter les membres et baignait dans une flaque de sang. L’écran affichait :

 

GAME OVER

 

CONTINUER

 

REPRENDRE À PARTIR D’UN POINT DE SAUVEGARDE

 

QUITTER

 

- Chiotte, persifla t-il.

 

Il éteignit sa console et se rendit dans le salon afin de se remplir la panse. Etienne et sa famille habitaient dans une petite résidence de l’Ohio. Il faisait parti d’une famille comme il en existe tant d’autres. Une famille ayant ses défauts et ses qualités. A son grand regret, il n’était pas fils unique, il avait une sœur de 14 ans, Nadia, qui faisait tout, absolument tout pour lui pourrir la vie. Etienne ne compte plus les paires de claques qu'il aurait voulu lui mettre sur le coin de sa joue, barbouillée de maquillage. Ses parents, quant à eux, avaient leurs emplois respectifs et menaient la vie qu’ils souhaitaient. Le dîner se passa sans encombres, chacun et chacune se préoccupant de ce qu’il y avait dans leur assiette.

 

- Vous deux, ça va les cours ? lança le père d’Etienne.

- Ouais ouais, répondirent simultanément Etienne et Nadia tout en remuant leur purée  dans la sauce des merguez brûlées.

- Vous avez eu vos bulletins ? continua-t-il.

- Euh ouais, fit Etienne d’un ton cru.

- Pas reçu lança nadia.

 

Etienne ramena son bulletin et le montra à ses parents. Ils restèrent muets durant une minute environ.

 

- 02/20 en Histoire, c’est normal ? s’exclama son père.

- Bwarf… Ma note a doublé depuis la dernière fois, lança Etienne joyeux. J

- … Et le 0 en Maths alors ? renchérit-il.

- Beh… J’peux pas être bon partout… répliqua Etienne. ^___^

 

Etienne était plié en deux et son père entra en mode [FuckingCrazyFather] comme disait Etienne. Il imaginait bien la tronche de son père, devenue toute rouge, les yeux  sortant de ses orbites et la fumée qui sortait de par ses deux oreilles.

 

Grâce à cette embrouille, Etienne pu rejouer à BloodyNights. Il recommença sa partie, zappa l’intro et arriva directement aux actions contextuelles. Arrivé au niveau de la porte, une autre action apparue.

 

L3 + R3

 

Ce fut chose faite et Peter Cromwell enfonça son pied dans la porte d’un coup sec. Le soleil l’éblouissait, il passait sa main derrière son visage. Les contrastes étaient saisissants et la vision du héros se brouillait. Il se retourna pour voir la créature. Visiblement, elle ne supportait pas les rayons du soleil. Elle poussait des gémissements, exprimant une profonde douleur. Des trous étaient apparus à divers endroits, laissant des traces noires. Quand la caméra fut de nouveau normale, Etienne découvrir l’environnement principal de ce jeu hors normes. Une ville fantôme, plongée dans l’insalubrité la plus extrême, rongée par ce virus, dont il ne reste plus que quelques vestiges. Tout cela dans un décore post-apocalyptique. De ci, de la, traînait des tas de gravas, des échafaudages et des voitures brûlées.

 

Peter reçut un message de Nadia :

 

« Peter, tu dois maintenant retrouver les survivants de l’épidémie. Nos services indiquent qu’ils se cachent dans les environs du vieux port, tu devrais y faire un tour. Reste sur tes gardes.

                                                                                               Nadia.

- Merci de me le rappeler, soupira Peter.

 

Une fois la cinématique terminée, un tutorial s’engagea. Etienne zappa, ne se souciant guère des informations qui s’y trouvaient. Sa console commença à émettre une sorte de flash lumineux, le symbole de celle-ci étant de forte intensité. Bizarre… En avançant, Etienne découvrit des traces de pas, probablement celles d’un animal compte tenu de la largeur de celles-ci. Il arriva ensuite à un point de sauvegarde, hésita un moment, regarda l’heure : 23h21. Une fois n’est pas coutume, il sauvegarda la partie et éteigna sa console.

 

Durant sa partie, il avait reçu un message.

 

          23h18 – Zoé ♥

 

          « Jvoi ke t é enkor sur t je… Bnne nui mn ♥. Ztm ft. ♥ »

 

Il tapota.

 

          « Dsl g m connect 2m1 prmi. J Lov U too. ♥”

 

Cette nuit, Etienne ne trouva pas le sommeil, tiraillé entre son jeu d’un côté, et Zoé de l’autre. Il s’endormi à 01h33 en regardant la lune à travers les carreaux de sa fenêtre, et en faisant le vide dans sa tête. Le lendemain, il fut réveillé par les rayons du soleil qui éclaraient le côté droit de son visage. Il entendit des bruits provenant de l’extérieur et put distinguer des gyrophares. Il ne tarda pas à savoir que la police enquêtait sur la présence de traces de pas, traces assez grandes pour ne pas être prises à la légère. Etienne avait déjà vu des traces de ce genre. Mais où exactement ?

  

 

 

 

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02 juin 2010

Game Over - Troisième Chapitre : Questions sans réponses.

 

 

Etienne essaya de rassembler les fragments de sa mémoire. Ou avait-il vu ces empreintes ?

 

Où ?

Où ?

Où ?

 

Il ne trouva aucune réponse. L’empreinte était encerclée par une banderole jaune, rayée de noir. Au centre se trouvait plusieurs personnes, deux étaient accroupies et exprimaient leurs hypothèses respectives concernant l’apparition des empreintes. Une autre se trouvait à côté du fourgon de la police dont les gyrophares bleus et rouges ne cessaient de tournoyer depuis une bonne heure. Elle prenait des photos sous différents angles de vue. Une femme passa devant Etienne, le bousculant.

 

- Commissaire Adams, fit-elle.

 

Une des personnes accroupie se releva et regarda dans la direction de son interlocutrice. C’était un policier comme tant d’autres. Teint foncé, yeux noirs, cheveux a priori châtains, cachés par un chapeau digne de ceux d’un western spaghetti à la Sergio Leone. Un insigne ornait le côté droit de sa chemise bleue ciel, dissimulé sous un manteau marron. Manquait plus qu’il ai les dents jaunes, ça serait la totale… Il portait une paire de lunettes noires et avait un cigare à la bouche. Etienne se rapprocha afin d’en savoir un peu plus.


- Oui agent Crimson ? lui répondit-il.


- Commissaire, nous avons continué, le reste de l’équipe et moi-même, à rechercher plus ample informations concernant ces empreintes. Il en existe d’autres, et elles se dirigent tout droit vers la forêt de Charleston, à quelques kilomètres d’içi.

 

Etienne réfléchit un instant.

 

(Une forêt ? Mais alors ces empreintes… Cela serait… Non… Impossible. Tu délires mon vieux…)

 

- Etablissez un périmètre de sécurité dans les plus brefs délais, que personne n’aille dans la forêt et dans ses alentours, déclara Adams.

 

L’agent Crimson acquiesça et repartit avec son équipe.

 

Etienne rentra chez lui, tourmenté par ce qu’il avait découvert.

 

(Impossible, ce n’est qu’un rêve, un mauvais rêve. Un cauchemar)

 

Il jeta un coup d’œil à l’horloge : 10h30. Nous étions dimanche, ses parents ainsi que sa sœur dormaient profondément. Il monta dans sa chambre et alluma son ordi. Ordinateur dernière génération, processeur dernier cri, unité centrale gris métallisé, ornée de bleu turquoise, voyant rouge : le top du top en matière de nouvelle technologie. Il parcourut plusieurs forums de discussions consacrés aux expériences vidéoludiques en tout genre pour obtenir des infos sur BD. Apparemment, personne n’avait rencontré ce genre de problème.

Etienne resta muet, son arrière train sur la chaise. Comment se faisait-il que lui seul ait ce problème ? Simple coïncidence ou mauvais tour de son destin ? Etienne avait du mal a y croire. Il nota les infos du jeu sur une feuille et reformula le tout en ajoutant des notes.

 

FICHE DESCRIPTIVE

 

Nom du jeu : BloodyNights

Développeur : Software Ing.

Genre : Survival-Horror

 

Problèmes rencontrés lors de l’utilisation : console qui émet des bruits similaires à un moteur durant un laps de temps. Empreintes en a priori apparues en IRL

 

Questions : Les empreintes en IRL sont-elles équivalentes à celles en IG ? Par conséquent, y aurait-il des répercussions présentes dans le jeu sur la vie réelle ?

 

Après avoir mangé, Etienne se rendit sur son lit. Il avait reçu un message Inutile de regarder, il savait déjà qui était l’émetteur.

 

« ConnecT twa fo k j t prl »

 

Etienne ne répondit pas. Non pas qu’il n’en avait pas envie, juste que ce n’était pas le bon moment. Rien de plus. Il s’endormi en songeant au lendemain. Qu’est-ce que le lendemain ? C’est une pâle copie d’aujourd’hui mais en pire, se disait-il.

 

Durant la nuit, plusieurs formes se distinguèrent dans la forêt, sautant d’arbre en arbre, de branche en branche. Elles trouvèrent refuge près d’une grotte, puis regardèrent la résidence, silencieusement. Des cris déchirent le calme plat qui ornait la résidence depuis plusieurs années.

 

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29 juin 2010

Game Over - Quatrième Chapitre : Expédition.

 

Cette résidence pourtant calme en temps normal était devenue le théâtre d’étranges phénomènes qui restent inexpliqués au moment ou ces lignes défilent sous vos deux pupilles, absorbées. Un groupe de jeunes habitant le village voisin, décidèrent d’explorer la fôret pour en avoir le cœur net. Chacun et chacune avait une lampe torche afin d’éclairer les environs et une personne tenait une caméra pour, au moment opportun, immortaliser leur découverte.

 

L’air était humide, lourd. L’orage se faisait attendre. Un jeune homme d’une vingtaine d’années commença à filmer les environs. Il fit un signe à son ami, qui, après avoir prit une grande inspiration lança :

 

-   Chers amis, nous allons ce soir vérifier si ce monstre dont on parle à la télévision existe vraiment. Entre nous, j’y crois absolument pas, le journal télévisé crée, au quotidien, un climat de frayeur. A croire que tout le monde pense que ce monstre existe bel et bien… En vérité, je vous le dit chers amis, toute cette histoire, c’est du flan. Tout simplement.

 

 Il se retourna :

 

- M’enfin, z’êtes prêts vous autres ?

 

Ils acquiescèrent d’un signe de tête.

 

- Alors on y va, lança-t-il. L’expédition commence…

 

Expédition qui allait très vite tourner au cauchemar. Ils avaient vus des films comm Evil Dead ou encore Le Projet Blair Witch, mais ils étaient loin, très loin d’imaginer que ce qu’ils allaient découvrir dépassait l’entendement.

 

Le petit groupe s’avança dans la fôret, non prudemment, tout en passant par-dessus les branches et les troncs d’arbres qui encombraient l’allée, qui commençait à disparaître, au fur et à mesure de leur expédition nocturne. L’orage finit par éclater, le ciel fut éclairé a plusieurs reprises par des filets d’électricité statique blancs comme neige. La pluie s’en est mêlée. Le groupe trouva refuge sous une grotte en attendant en attendant que l’averse s’estompe. Personne n’était rassuré, qui avait eu l’idée de faire cette putain d’expédition au beau milieu de la nuit ? Enfin, l’heure n’était pas aux règlements de comptes. Une odeur nauséabonde arriva aux narines du caméraman. Intrigué, il alla explorer la grotte. Celle-ci était crasseuse, une stalactite s’était formée, laissant des gouttes d’eau tomber les unes après les autres. Plic plic… ♪

 

- Hmm… On dirait que ça se calme, on continue vous autres, fit le meneur.

 

- Un instant, venez voir, fit le caméraman.

 

Le groupe se rapprocha. Le caméraman éclaira le fond de la grotte. Ils découvrirent avec stupeur les corps de plusieurs animaux, des biches a première vue. Toutes gisaient sur le sol, humide et spongieux. Elles avaient toutes cette expression au niveau de leur visage, la peur dans sa plus simple forme. Ils leur manquaient des membres, leurs ventres étaient ouverts. La disposition des cadavres ressemblait a celui d’un culte satanique.

 

- On ferait mieux de partir hein ? fit une personne, mal à l’aise.


Le groupe sentit une présence. Les personnes se retournèrent, lentement. Elles découvrirent une créature monstrueuse. Elle avait les yeux rouge sang, la gueule ensanglantée et des mains aiguisées comme des lames de rasoirs. Elle regardait fixement le petit groupe, sans bouger le petit orteil.

 

- Tu filmes ? chuchota une personne.

 

Pas de réponse, le caméraman était tétanisé par la peur. Impossible pour lui de bouger.

 

- A trois, on l’esquive et on court aussi vite que possible sans se retourner. Fit le meneur d’une petite voix.

 

Hochement de tête.

 

- Bien. Un, deux… t…, trois !

 

Une personne aveugla la créature avec sa lampe torche, celle-ci protégea sa tête du rayon lumineux. Aveuglée, elle s’agenouilla, étourdie. Le groupe en profita pour prendre la fuite. L’orage était toujours présent, chaque éclair était comme un coup de massue pour chaque personne. Courir encore, encore et encore, sans s’arrêter, ne surtout pas s’arrêter. Un cri se fit entendre, la créature était a leur poursuite. Épuisés, ils s’arrêtèrent pour reprendre leurs esprits. Le meneur, prenant appui sur un arbre, sentit quelque chose bouger. Il regarde au-dessus de lui et découvrit la créature hideuse. Elle ouvrit sa gueule, difforme, sa langue en sortit et elle se déplia en 4 parties semblables.

 

- Put…

 

Il ne put terminer sa phrase, la langue de la créature s’était attachée à sa figure et il fut happé vers le haut. Les membres de son corps, disloqués sous le choc, retombèrent lourdement sur le sol. La créature s’en prit ensuite à l’unique fille du groupe. Elle lui asséna un coup de griffe dans le dos, la personne tomba, hurla de douleur et rampa pour essayer d’échapper a son funeste destin. En vain, la créature prit appui sur l’épaule droite de la jeune fille et arracha violemment la tête de celle-ci. Ce fut ensuite le tour du caméraman, qui filmait toujours la scène, immobilisé par la peur. La créature se rapprocha, le caméra man recula et se retrouva le dos à un arbre. Il laissa tomber la caméra et ferma les yeux. Il ressentit une douleur au niveau du ventre et regarda. La créature lui avait ouvert le ventre et lui dévorait les organes. Le jeune homme poussa un cri de désespoir et finit par perdre connaissance, la créature disparue, sa chasse terminée. La caméra quant à elle, était toujours sur le mode [REC :], le petit point rouge clignotant.

 

- Stop ! fit une voix.

 

 

 

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31 juillet 2010

Beautiful Tragedy.

Voyant que le monde continue à tourner, 

Et ce malgré toutes mes douleurs,

Je ressens comme un immense vide paralysant ma vie. 

Face à ma solitude, mon coeur est empli de mélancolie.

Un vent froid ne cesse de souffler, dans cet univers où je me meurs,

Je me sens tout seul, le cœur gelé.

 


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